Les
silex taillés
Principalement
dans la zone Sud, les labours ont fait ressortir un grand nombre de
matériels en silex : pointes de flèche, haches, couteaux, racloirs,
ainsi que de tous petits éclats, ce qui laisse supposer une
importante population et que de véritables ateliers produisaient ces
pièces. Le silex n’étant pas une roche commune de notre village,
on peu penser qu’un « commerce » devait en exister.
La « pierre des sacrifices »

Située au
Nord-Ouest cet énorme bloc de granit comporte des reliefs curieux dus
à une érosion naturelle ou à la main de l’homme. Des formes
concaves sont reliées entre elles par des canaux de faible largeur
qui descendent sur le flan de la roche. Elle aurait pu être utilisée
à l'époque druidique pour des sacrifices d'animaux. Il n’y a pas d’autres
signes qui permettraient une identification plus précise. Aussi dénommée "Pierre
folle", ce nom serait peut-être dû au fait, qu'avant son
enterrement partiel, la pierre oscillait sur sa base.
Le puits romain

Mis
à jour au moment des fouilles pour réaliser l’alimentation en eau
de la commune, cette margelle monobloc comporte 2 découpes
diamétralement opposées qui devaient maintenir les poteaux
supportant un appareillage de puisage.

Les urnes funéraires
En
plusieurs lieux de la commune des urnes funéraires ont été découvertes.
Elles sont constituées de 2 pierres, l'une de forme sphérique est
creuse pour recevoir les restes du défunt, la seconde sert de
couvercle. Leur diamètre varie de 40 centimètres à 80 centimètres.
Il
existe plusieurs lieux-dits "champs des morts" ce qui désignait
un cimetière, il doit donc aussi exister des restes funéraires dans
ces zones.

Les souterrains
Leur origine est inconnue, tout
comme leur nombre réel. Certains découverts à l'occasion de travaux
agricoles ont été comblés sans avoir donné lieu au moindre
relevé. Ils ne servaient pas à quitter une demeure en cas d'attaque
pour échapper aux assaillants, mais plutôt de silos souterrains
destinés à entreposer et à mettre les biens à l'abri. Ils
servaient aussi certainement de cachettes à l'approche des pillards.
D'autres hypothèses penchent pour une utilisation religieuse…!
Relevé
au village de La Bussière
La « butte » ou « motte castrale »
Elle reste encore très
apparente, et est entourée d’eau les jours de forte pluie. Le
creusement du fossé a servi à l'édification de la butte. Un chemin
en colimaçon part de la périphérie pour desservir le sommet. Sa
hauteur actuelle est d'une dizaine de mètres pour un diamètre à la
base d'une vingtaine de mètres. Elle devait constituer un poste d’observation
et une tour d’observation devait la surmonter
Le château féodal
A
une centaine de mètres de la butte subsiste un amas de pierres,
restes de l’important château, qui y était édifié. Sa
description, dans un terrier (ancêtre du cadastre) de 1582, (AD23
2E24) montre que le bâtiment et ses annexes étaient conséquents.
« Une
tour carrée en laquelle il y a trois chambres et un accès, les
marches duquel sont en bois et au dessus des dites chambres il y a
deux greniers et des galeries pour aller alentour de la dite tour qui
est couverte à tuiles, plus un grand corps de logis, auquel il y a
une salle, chambres et cuisine, et par-dessus des greniers, plus une
tour au dit corps de logis en laquelle est une chapelle, plus un
cellier, plus près de ladite cuisine il y a une autre tour dans
laquelle il y a une chambre et par dessus ladite chambre il y a des
prisons, plus la boulangerie et par dessus un grenier, plus une
sommellerie et par dessous une cave, plus un portail fait en pavillon
au dessous duquel est l’entrée du château auquel il y a deux
chambres et un grenier par-dessus Le point et autre point qui sert
pour sortir et entrer audit Château y a une basse cour dans laquelle
y a une fontaine que l’on fait venir par conduits ; et alentour
dudit château il y a une grande basse cour à laquelle il y a sur le
bout dudit fossé un colombier fait après, laquelle basse cour est
enfermée de murailles, des fossés du côté du dudit château et
pour la sortie d’icelle il y a une grande et petite porte et de l’autre
côté dans le bois il y a des écuries, granges, maisons et autres
écuries le tout couvert de paille »
On
observe des reliefs de ce passé dans les maisons construites sur le
site et dans la commune, un abreuvoir octogonal monobloc, en granit,
un rescapé de ce
château; un peu plus loin, un linteau de porte aux armoiries
des Foucault de Saint-Germain Beaupré.
Le four banal
Situé
en bordure de village, ce four été construit sur un terrain
communal. Chaque semaine, à tour de rôle, une famille faisait
chauffer le four. Tout le pain des habitants était cuit à cette
occasion.

Le colombier
De ce colombier il ne reste
plus aujourd'hui qu'un pan de mur. Initialement,
c'était un bâtiment carré dont une arche, victime des érosions,
s'est écroulée en 1942.
En 1923, nous
retrouvons cette description :
"le
colombier était carré, 3 métres environs de côté, et élevé sur
le porche qui donnait accès à la cour de la petite demeure
seigneuriale, porte dont il est resté l'entré en plein cintre sur
l'extérieur et le départ du cintre à l'intérieur. Deux pans du
colombier sont partiellement restés debout, l'un avec 4 rangs de
boulins, l'autre avec huit. Ces boulins sont réunis 2 à 2."