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En
1902, dans son dictionnaire topographique, archéologique et historique de la
Creuse, André LECLER indique plusieurs variations orthographiques du nom de
LAFAT:
Mensura
de Lafa, 1268 (Ch. d'Aubignac). - Chapelain de Lafa, 1388 (Ch. de la
Souterraine). - Capefla de Lafa, XIVème siècle (Pouillé).- La Fa, 1436 (Ch.
d'Aubepierre). - Mesure de Lafa, 1483 (Coll. Brunet). - Seneschal de La Fa, 1499
(Ch. d'Aublgnac). - Parrochia de la Fa Guiercesa (Ch. d'Aubignac), Guiercesa du
nom de la seigneurie de la Guierche située dans cette commune.- La Fa, 1547
(Ch. d'Aubignac). - Paroisse de La Fast, 1657 (Reg. de la Chapelle-Baloue). - La
Fa, 1686 (idem). Elle est aussi nommée en latin Fagia et plusieurs fois a été
désignée sous le nom de Saint-Sulpice de la Guierche."
« FAGIA »
en latin est de même origine que les "Fayes", "Hautefage"
et "Lafage" c'est à dire hêtres (le fruit du hêtre est la faîne).
Il devait donc y avoir à cet endroit une couverture forestière de ce type
avant les grands défrichements des 11ème et 12ème siècles. Fagus désigne le
hêtre en latin.
Le
nom pourrait également venir du mot "fée" du latin "fatum"
soit "destin", qui a donné en français : fatal, fatalité.
Scindé
en deux, La Fa, est le mot qui en patois, désigne "la fée". On
raconte aux enfants l’historiette suivante :
« Il
y avait en ce temps là une fée qui habitait un château non loin d’ici en un
lieu qui porte encore ce nom sur la rive de la Brézentine. En guerre avec ses
voisins, ils lui firent brûler son château, alors elle vint demander asile aux
habitants d’ici du bourg. Ils lui firent un logement et plus tard une église,
on dit qu’elle a été enterrée dans un pilier de l’église.»
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